Nirvana

Nirvana
Il n'y aura jamais de mauvais album de Nirvana. Nous tuerons le groupe avant » disait Kurt Cobain aux " Inrockuptibles" lors d'une interview donnée en août 1993, juste avant la sortie d' « In Utero ». Pour finir, c'est Nirvana qui aura eu raison de Kurt puisque moins d'un an plus tard, le chanteur se suicidait. Tout comme ses deux acolytes, Dave Grohl et Kris Novoselic, Kurt ne supportait plus la machine à fric que devenait selon lui Nirvana, il ne voulait pas finir en rock star obèse croulant sous les dollars, braillant dans des stades géants ou sirotant un whisky au bord d'une piscine luxueuse. Et pourtant, si Kurt n'a pas fini ses jours aussi gras que Jeffrey Lee Pierce, il n'a pas échappé aux vieux clichés du rock : drogué jusqu'aux os, fou amoureux d'une femme aussi extrême que lui côté défonce, et souffrant aussi bien d'un mal-être sans limite que d'un mal d'estomac incurable, Kurt ne pouvait pas faire pire en ajoutant à la liste un suicide pour devenir ce qu'il souhaitait tant fuir : un véritable mythe.

Kurt Cobain est né à Hoquiam le 20 février 1967 mais passe son enfance à Aberdeeen, une petite ville de l'Etat de Washington où l'on compte une majorité de coupeur de bois en chemise à carreaux et de pêcheurs un peu bourrins et machistes sur les bords, préférant s'adonner à la culture de la bière et du sport plutôt qu'à tout autre forme d'élévation intellectuelle. Bien que cet environnement social ne corresponde pas vraiment à la personnalité déjà ultra sensible du petit Kurt, celui-ci baigne dans une atmosphère plutôt paisible jusqu'à ses huit ans. Le petit garçon se passionne très tôt pour la musique lorsqu'il découvre les Beatles à la télé. Mais tout ce univers serein s'écroule quand ses parents divorcent en 1975, Kurt vit très mal cette séparation. Il part vivre avec son père mais ne cesse de se disputer avec lui. En effet son paternel voit d'un très mauvais ½il l'engouement de Kurt pour la guitare et finit par le mettre à la porte. Kurt s'en va alors séjourner de façon provisoire chez sa mère et ses oncles, sans avoir véritablement de toit fixe.

A cette époque, Kurt se définit de plus en plus personnellement et musicalement. Sensible, intriguant, très marqué par la condition de la femme et le mouvement féministe (le très troublant journal intime de Kurt traduit par Laurence Romance évoque parfaitement cet aspect très particulier de cette personnalité hors du commun), Kurt est de plus non seulement attiré par la musique mais est aussi un excellent dessinateur. Côté influences, il est attiré tout d'abord non pas par des mélodies délicates mais par les sons puissants de Black Sabbath et de Led Zep pour ensuite se lancer à corps perdu dans le punk rock et le hardcore made in USA par l'intermédiaire de son ami Buzz Osbourne, le chanteur des excellents Melvins. C'est le même Buzz qui présente ensuite Chris Novoselic, lui aussi mordu de punk rock à Kurt. Cobain a déjà évolué dans différents groupes de rock et propose à Chris d'intégrer son groupe actuel, Fecal Matter où les deux compères jouent en duo. Problème, il manque un batteur, et en 1987, Aaron Brikhard rejoint la formation qui change alors de nom et s'appelle Skid Row, puis Ted Ed Fred, puis Pen Cap Chew, puis Windowpane...Un jour Kurt propose Nirvana : le groupe a enfin trouvé son identité...Enfin presque puisque le batteur lâche les deux musiciens, remplacé alors par Dave Crover.

En 1988, après avoir écumé quelques salles de concert, Nirvana enregistre une démo dans les studios du producteur affilié au label Sub Pop, Jack Endino. Le batteur une fois de plus laisse tomber notre duo mais Chris et Kurt ne lâchent pas prise et font le tour des maisons de disques indés avec leur cassette. C'est Sub Pop, influencé par Jack Endion qui va signer le premier single de Nirvana, « Love Buzz », qui sort fin 1988. Nirvana participe ensuite à une compile et part tourner dans les salles underground avec un nouveau batteur, Chad Channing. Puis en trois jours de studio seulement, Nirvana enregistre « Bleach » qui sort en 1989.

Nirvana rebranche les amplis pour une nouvelle tournée, mais cette fois c'est Jason Everman, guitariste arrivé lors de l'enregistrement de Bleach qui lâche le groupe et Nirvana doit abréger sa série de concerts. « Bleach » obtient un certain succès, notamment auprès de la critique rock britannique. Nirvana s'envole alors pour la Grande-Bretagne pour donner des concerts. De retour aux Etats Unis, le groupe enchaîne sur d'autres concerts mais la malédiction des batteurs continue puisque le dernier en date est éjecté. Epuisé, le groupe s'accorde ensuite une petite pause, sauf Kurt, bien décidé à composer de nouvelles chansons avec le batteur Dan Peter. Nirvana met ensuite en boîte le titre « Sliver » puis retourne sur les routes des concerts avec Dave Crover aux baguettes, et où ils font notamment quelques premières parties de Sonic Youth.

Nirvana détient déjà la recette de ce que l'on appellera par la suite le mouvement grunge, un mélange de guitares punk énervées et de pop surexcitée. Mais pour le moment, le groupe n'explose pas encore. Fidèles à leur « éthique punk », ils hésitent à sortir du milieu punk et hardcore. De plus, ils ont toujours de gros soucis côté batterie, ce qui fait que Nirvana n'a toujours pas de base stable. Ce problème sera réglé lorsque Kurt et Chris découvrent la puissance de jeu de Dave Grohl lors d'un concert de Scream, son groupe de hardcore. Ils proposent alors à ce batteur génial de joindre à eux, et c'est enfin une bonne pioche.

Finalement, Nirvana met fin à ses doutes existentiels concernant leur éthique punk et décide de signer avec Geffen, une grande maison de disque pour l'enregistrement de leur second album. Avec Butch Vig à la production, Nirvana met en place « Nevermind », THE album mythique qui fait un carton à sa sortie en 1991 et propulse le groupe au sommet des charts. L'imparable single « Smells Like Teen Spirit », fait connaître Nirvana dans le monde entier et le groupe est célébré aussi bien par le public que par la critique. La planète rock est alors bouleversée par cette véritable bombe, l'énergie fulgurante de Nirvana évinçant d'un coup le métal lourd et autres rock mainstream. Cet album est très vite considéré comme le porte-parole de toute une génération de mélancoliques aux c½urs et aux corps paralysés par le non sens de l'existence. Kurt est tout naturellement élu comme chef de file de cette jeunesse larguée. Avec « Nevermind », le rock fait enfin un virage à 180° lorsque le mouvement grunge, issu de la philosophie comme du son rageur de Nirvana se propage de part et d'autre du globe. Tout le monde aborde alors le cheveu gras et la veste à carreau, écoutant à plein tube « Territorial Pissing » ou « In Bloom ».

Le groupe est alors réclamé dans toutes les salles de concert, et MTV passe en boucle le clip de « Smells Like Teen Spirit ». C'est à cette époque que Kurt Cobain épouse la sulfureuse Courtney Love, nouvelle qui fait sensation dans toute la presse, qui ne cessera par la suite de glaner les histoires de drogues, d'overdoses et autres ragots du même acabit. Kurt et Courtney deviennent dans la vision de beaucoup de gens un couple terrible à l'image de Sid & Nancy. En 1993, Courtney Love donne naissance à une petite fille, Frances Bean et une rumeur court sur le fait que la maman se droguait pendant sa grossesse et que le bébé est né en état de manque. Les services sociaux se mêlent de l'histoire et menacent de retirer l'enfant à leur parent. La pression est telle que le fragile Kurt cède à la pression et craque complètement.

L'épopée drugs & rock'n'roll de Kurt et Courtney n'empêche pas Nirvana de continuer à cartonner, même si le groupe se retrouve à cet époque en procès, accusé d'utiliser un nom de groupe déjà déposé. Le procès ne pénalisera pas Cobain et sa bande, et le groupe continue à évoluer sous ce nom.

Mais le trio vit de plus en plus mal les concerts qui s' enchaînent et deviennent routiniers ainsi que la surmédiatisation permanente et le groupe décide de faire un petit break. En 1992, paraît « Incesticide », un album contenant de petits joyaux inédits. Quelques temps après, Nirvana reprend les chemins des studios pour enregistrer « In Utero » qui sort en septembre 1993. Plus brut, plus rageur, moins ciselé que « Nevermind », « In Utero » aborde toutes les angoisses et les psychoses de Kurt sans détour. En novembre 1993, Kurt en vieux gilet crade donne avec Nirvana un magnifique concert pour MTV, le fameux "Unplugged in New York" qui sortira sur disque à titre posthume en 1994.

Or, la vie éreintante de Nirvana, les doses excessives de drogues dures puis les problèmes de couple finissent par totalement anéantir Kurt Cobain. En mars 1994, Kurt fait une première tentative de suicide à Rome, où Courtney le découvre inconscient dans une chambre d'hôtel, suite à une prise massive de somnifères. Refusant de faire une cure de désintoxication, il rentre finalement dans une clinique d'où il s'enfuit deux jours après son arrivée pour rejoindre Seattle (les derniers jours de Kurt Cobain sont superbement évoqués dans « Last Days », le film de Gus Van Sant sorti en 2005). Le 8 avril 1994, Kurt Cobain est retrouvé mort, une balle dans la tête. Avant de mettre fin à ses jours, le chanteur a laissé à côté de lui un mot contenant une citation de Neil Young : « It's better to burn out than to fade away » : « Mieux vaut se consumer que de s'éteindre ». Une chose est sûre, Nirvana et le fantôme désespéré de Kurt ne sont pas prêt de s'éteindre...Dommage qu'ils se soient consumés si vite...
# Posté le vendredi 02 novembre 2007 12:56
Modifié le dimanche 04 novembre 2007 03:24

BlinK 182

BlinK 182
Blink 182
Avec blink-182, le « No future » ancestral n'a plus qu'à aller se faire voir. En effet, pour ce trio punk à moitié barje, plus branché scato gros calibre que « Anarchy in the UK » ou autres « I Fought The Law », l'objectif est moins de révolutionner le rock que de s'éclater un max. Exploser les tympans de fans en skateboard et bourrés d'hormones à coup de guitares déchaînées, telle est donc la devise de ce groupe bien allumé. Mais qu'on se le dise, les blink-182 ont beau avoir l'humour gras et le son un peu lourd, ils ne sont pas aussi abrutis que ce que l'on pourrait croire au premier abord. Oui, oui, tout est une question de degré chez blink 182 : il faut juste avoir un sens bien aiguisé de l'auto- dérision et être un mordu d' «American Pie» pour le comprendre...

Avant d'ajouter un 182 au bout de leur nom, le groupe s'appelait tout simplement « blink ». Mais voilà, un groupe irlandais avait déjà déposé ce patronyme et était prêt à aller jusqu'en justice pour conserver son nom. Du coup, le trio n'avait pas d'autre choix que de légèrement modifier leur idée de départ. Pourquoi 182 ? Les hypothèses sont nombreuses, le groupe n'ayant pas manqué cette occasion unique de raconter une fois de plus des âneries, avançant un record de séances de masturbation, le nombre de fois où Al Pacino dit « Fuck » dans « Scarface », ou encore un tatouage au bras d'un grand-père rescapé d'un naufrage alors qu'il officiait dans la Navy...

Si l'origine de leur second nom de baptême reste encore obscure, les débuts de blink-182 ne sont plus un mystère...Quoique...Certains disent que les trois fous furieux ont fait connaissance lors d'un congrès en gynécologie tandis que d'autres affirment qu'ils sont devenus potes sur un terrain de camping...En tout cas, une chose est sûre, c'est qu' en 1993 à San Diego, Californie, Tom Delonge (chant et guitare), Mark Hoppus (chant et basse), Scott Raynor (batterie) fondent le groupe blink. blink met ensuite très vite en boîte les albums « Buddha » et « Cheshire Cat » et devient dans la foulée blink-182. Le groupe enflamme déjà à cette époque les salles de concerts partout où il se produit, partageant la scène avec NOFX, No Doubt ou encore Pennywise.

En 1997, le groupe publie « Dude Ranch » qui obtient un très large succès, permettant à Blink-182 de jouer dans la cour des grands en signant avec MCA Records. Les chansons sont très basiques, tant côté guitares que côté textes, mais derrière cette apparente simplicité, se cache une grande précision au niveau rythmique et un humour au dixième degré absolument ravageur. Le succès fracassant ne tarde pas à venir puisqu'en 1999, blink-182 (qui a troqué son batteur, Scott Raynor contre Travis Barker) explose les ventes avec l'album « Enema of The State », dont les singles « All The Small Things », Adam's Song », et « What's my Age Again » se placent en tête des charts. Après la sortie d'un live en 2000, le trio rigolo publie « Take Off Your Pants and Jacket » qui fait de nouveau un tabac à sa sortie.

En 2003, blink-182 est de retour dans les bacs avec un album éponyme qui n'obtient pas le même succès que les albums précédents, malgré des chansons plus ciselées et une participation de Robert Smith (leader de The Cure) sur le titre « All of This ». Depuis, on n'entend plus trop parler du trio, même si celui-ci a sorti fin 2005, un best-of de leurs meilleurs moments de musique fun et ravagée....La planète rock aurait-elle perdu son sens de l'humour « American Pie » ?
# Posté le vendredi 02 novembre 2007 13:19
Modifié le samedi 03 novembre 2007 05:39

Green Day

Green Day
Quand on met Green Day à fond les ballons dans sa chambre, on se dit alors que la devise « Punk is not dead » n'est pas juste une mauvaise blague. Avec des guitares montées sur ressort et une énergie à faire pâlir Lorie de jalousie, le trio californien a redonné vie au genre moribond à coup d'attitude provoc' et de musique qui décoiffe.

Green Day a été créé par trois jeunes garçons de la Côte Ouest nés au début des seventies. Même s'ils n'étaient que des marmots lorsque le punk a semé le trouble en Grande Bretagne puis aux US, Billie Joe Armstrong (chant et guitare), Mike Dirnt (basse), et Al Sobrante (batterie) décident de balancer un gros coup de larsen dans toute la Californie. Mais après avoir sorti un premier maxi, la batteur quitte le groupe et se fait remplacer par Tre Cool.

Après un premier album intitulé « 39/Smooth », Green Day nouvelle mouture enregistre en 1992, un nouvel opus répondant au doux nom de “Kerplunk” et qui obtient un certain succès sans pour autant exploser le record des ventes. C'est avec « Dookie », leur troisième galette, que Green Day fait un véritable carton en 1994 et les trois compères deviennent alors de véritables stars internationales.

Le groupe enchaîne ensuite les albums à succès avec « Insomniac » en 1995, et « Nimrod » en 1997, un disque punk ultra speed parsemé de quelques morceaux plus peace.

Sans pour autant virer hippy, les gars restent dans la lignée de la cool attitude qu'ils avaient amorcé avec « Nimrod ». Mais le public ne suit pas et leur nouvel opus, « Warning », ne fait pas tourner les têtes.

Les Green Day partent alors se changer les idées à travers la réalisation de projets artistiques en solo, mais n'oublient pas de sortir un best-of en 2001, et un album composé d'inédits intitulé « Shenanigans » en 2002.

Le groupe fait son grand retour en 2004 dans les bacs avec un nouveau disque punk, rebelle et très fortement engagé contre G.W Bush. « Amercan Idiot » fait un triomphe et sera suivi en 2005 d'un album live, « Bullet in a Bible ».
# Posté le vendredi 02 novembre 2007 13:48
Modifié le dimanche 04 novembre 2007 03:15

Limp Bizkit

Limp Bizkit
Biographie de Limp BizkitS'il n'y avait pas eu Limp Bizkit, le néo-métal n'aurait jamais connu le succès ravageur que l'on sait. Les langues de vipères diront que cela n'aurait pas été un moindre mal pour le rock'n'roll, mais il faut cependant reconnaître à l'agaçant et génial Fred Durst ( pornographe du phonographe mais aussi du web...) et sa bande qu'ils ont su mêler avec brio et sans fausses notes (ou presque) du métal bien brut à du hip hop ultra condensé.

Fondé en 1994 à Jacksonville (Floride) par Fred Durst (chant), Wes Borland (guitare), Sam Rivers (basse) et John Otto (batterie), puis rejoint ensuite par DJ Lethal, ex House Of Pain, Limp Bizkit se fait repérer grâce au groupe Korn. Subjugué par le jeune de scène et le gros son de ces jeunes furieux, Korn parle du groupe à leur producteur Ross Robinson qui leur propose de signer un contrat avec le label « Interscope ». Limp Bizkit est alors lancé et sort en 1997 un premier album, « Three Dollar Bill Y'all », qui fait un méga carton.

En 1999, le groupe publie un nouvel opus, « Significant Other » dont la mixture metal - hip hop fait fureur. Limp Bizkit enregistre alors dans la foulée « Chocolate Starfish And The Hotdog Flavored Water », un troisième disque paru en 2000 (après avoir participé à la B.O de « Mission Impossible 2» avec le titre « Take a look around »), puis un album de remixes en 2001, « New Old Songs ».

Après le départ de Wes, leur guitariste (remplacé par Mike Smith), mais toujours en très bon accord avec le succès et les dollars, Limp Bizkit sort une nouvelle galette bourrée de tubes, « Results May Vary » en 2003 dont la reprise de Who, «Behind Blue Eyes» fait l'effet d'une bombe dans le monde entier.

En 2005, le guitariste déserteur (Wes, toujours) réintègre le groupe et Limp Bizkit sort tout d'abord un 7 titres, «The Unquestionabes Truth (Part1)» (le "Part 2" devrait bientôt paraître) puis un best-of, «Greatest Hitz».
# Posté le samedi 03 novembre 2007 05:35

Korn

Korn

Biographie de Korn. En 1992, les guitares lourdes et les foulards têtes de mort ont toujours le vent en poupe, même si les chemises à carreaux et le gilet crade de Nirvana bousculent sérieusement les monstres métal sacrés comme ACDC ou Metallica. Pourtant, certains croient encore à l'avenir du rock dur : KoRn fait partie de ces groupes fidèles qui ont permis aux grosses guitares de ne pas finir à la casse, en leur apportant tout au long de leur parcours, un souffle de modernité grâce à un bon mélange de sons, qui outrepassent les frontières du rock. Et bien leur en a pris puisque le leader incontesté de la scène neo-metal, a assuré aux riffs et accords bourrins quelques années de plus de vie opulente et de tubes en série.

C'est donc en 1992 à Bakersfield, Californie, que KoRn voit le jour, lorsque les quatre musiciens du groupe LAPD[/people ]découvrent en concert le chanteur de [people]Sex Art, Jonathan Davis. En effet, fascinés par la prestation scénique et la voix singulière de ce drôle de bonhomme en jupette, James Shaffer "Munky", Brian Weltch "Head", Reginald Arzivu "Fieldy" et David Silvera lui proposent alors de rejoindre leur formation. Jon accepte et dès lors, le groupe prend le nom de KoRn. Les ex-LAPD ont bien fait d'engager ce nouveau chanteur puisque ce dernier se charge aussi de l'écriture des textes. Victime d'agressions sexuelles au cours de sa jeunesse, Jon n'écrit pas juste pour rire, les textes sont aussi pour le chanteur une forme d' exutoire de sa souffrance.

La carrière de KoRn va prendre son envol lorsque le producteur Ross Robinson les repère. Le groupe signe un contrat avec le label Sony et publie un premier album en 1994, sobrement intitulé KoRn. Ce disque éponyme est un véritable succès. Deux ans plus tard, le groupe est de retour dans les bacs avec « Life Is Peachy » où l'on peut retrouver la reprise de « Wicked » d'Ice Cube sur laquelle Korn a invité Chino Moreno du groupe Deftones ainsi que le tube « A.D.I.D.A.S » dont le initiales signifient « All Day I Dream About Sex ». Puis KoRn récidive en 1998 avec « Follow the leader » puis un an après avec « Issues ».

KoRn se lance aussi en tant que producteur en montant en 1997 son propre label, « Elementree Records » et crée par ailleurs son festival où le groupe partage la scène avec Rammstein, Incubus ou encore Ice Cube. KoRn devient aussi dénicheur de talents et fait connaître Fred Durst et sa bande de Limp Bikzit. Côté sortie d'albums, le groupe est toujours aussi prolifique puisque paraît en 2002 « Untouchables » et en 2003 « Take a Look in the Mirror ».

Or, ces deux derniers albums font tous deux des bides. Il est vrai que les sessions d'enregistrements d' « Untouchables » furent assez laborieuses et les membres du groupe ont vécu beaucoup de déboires personnels à cette époque. De plus, les adeptes kornesques de la première heure ont du mal à se reconnaître dans les expérimentations d'« Untouchables » Les sons bruitistes de « Take a Look in the Mirror » auraient pu par contre faire à nouveau des émules, mais KoRn en 2003, n'est plus aussi populaire qu'avant.

Enfin, c'est ce que l'on pouvait croire jusqu'à ce que le groupe cartonne avec la sortie d'un best-of en 2004.

Du coup Korn se dit que le neo-metal n'est pas encore complètement has been et fait son come back en 2005 avec un double album, « See You On The Other Side » auquel ont collaboré Linda Perry (ex- 4 Non Blondes qui a travaillé entre autres avec Robbie Williams, Gwen Stefani, Courtney Love, Jewel...) et The Matrix (Avril Lavigne).

En 2006, une bonne surprise est parue : la compilation "Live & Rare", montrant le groupe au mieux de sa forme.
# Posté le samedi 03 novembre 2007 05:37